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Je tiens à préciser que bien avant l’avènement de l’Islam, il a y eu des écrivains qui combattirent le christianisme au cours des premiers siècles pour ne citer  entre autres que Celse et Porphyre.

 Pour Celse, dans son ouvrage Discours véritable où il attaquait le christianisme naissant par du raisonnement et du ridicule et le considère comme une doctrine barbare, absurde, élaborée par des gens sans culture chez qui, d'ailleurs, elle recrute le gros de ses partisans affectent de mépriser les lois, les coutumes, la science.

 Celse écrivit que : les chrétiens ont trouvé parmi les juifs un nouveau Moïse qui les a séduits mieux encore. Il passe auprès d’eux pour le fils de Dieu et il est l’auteur de leur nouvelle doctrine. On sait comment il a fini. Vivant, il n’avait rien pu faire pour lui-même ; mort, dites-vous, il ressuscita et montra les trous de ses mains. Mais qui a vu tout cela ?

 Pour Celse, c’est la femme fanatique, qui, en croyant voir le Sauveur, a été la cause de la fondation du christianisme.

Pour  Ernest Renan, c’est :

«La passion d’une hallucinée donne au monde un Dieu ressuscité

 D’autres ont imaginé une véritable imposture : Jésus-Christ ne serait pas mort de la crucifixion; il serait sorti vivant du tombeau, et se serait montré à ses apôtres

 Selon Porphyre qui fut le plus redoutable adversaire que le christianisme ait trouvé durant les premiers siècles, les évangélistes sont les inventeurs, non les historiens, des choses qu'ils racontent de Jésus. Pour l'établir, il épluche les évangiles afin d'en mettre en lumière les oppositions qu'il y peut trouver: faits, circonstances, chronologie, etc.

 Il s'en prend aux apôtres, gens rustres et pauvres hommes : surtout à Pierre qui avait tremblé devant une servante et qui, cependant, est devenu le chef  des disciples

Mais, surtout, il s'attaque à l'histoire du Christ, épluche les textes, en accentue les oppositions, critique les actions, les miracles de Jésus ; sa résignation au cours de sa Passion, son silence sous les outrages l'irritent ; il déclare inopérantes les apparitions du Ressuscité à d'humbles femmes, alors que, selon lui, elles auraient dû se produire chez Pilate, Hérode, Caïphe et même au Sénat romain.

 Comme Celse, Porphyre reproche aux chrétiens de s'attacher à une foi irrationnelle. L'Incarnation n'a aucun sens pour lui ; la pratique du baptême administré à des adultes dont il efface les souillures lui parait immorale.

 Il traite de cannibalisme le rite eucharistique. Il s'attaque surtout au dogme de la résurrection à cause de l'importance capitale qu'il a pour les chrétiens. Il passe au crible de sa critique la morale chrétienne, les réunions des chrétiens, leur charité.