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Ils étaient aussi bien présents en France jusque dans les années 70, notamment les bagnes pour filles via les institutions du Bon Pasteur (plus d’une centaine dans toutes les villes moyennes et grandes villes de France qui ont fonctionné de 1842 à 1982).

Et il y a toujours un non-dit sur ces institutions qui ont en grande partie été des lieux de sévices et de maltraitances diverses aussi bien pour garçons que filles de la part de religieux et religieuses qui  ont pu les accompagner religieusement. pour se rendre compte de ce qu'était la justice des mineurs au début du 20° S.

Un exemple que celui d’un garçon de 12 ans contre qui le curé porte plainte. Le jeune homme fume publiquement, ne retire pas sa casquette et tient des propos irrévérencieux au passage d’un cortège. Coupable de «trouble à l’ordre public sur le parcours d’une procession et pendant l’exercice du culte », celui-ci est condamné à deux ans de maison de correction dans une Bagne Religieux pour Enfants

Les enfants errants, les mendiants et les petites filles qui se prostituent, sont également enfermés.

D’autres encore viennent de l’Assistance publique, après une mauvaise conduite dans leur famille d’accueil par exemple.

Qui punit-on dans ces lieux infects ?

De pauvres gens coupables de vols sans importance, souvent des vols alimentaires. Ceux que les pouvoirs appellent les « classes dangereuses ». Les vagabonds et tous ceux qui échappent au contrôle des familles, des patrons et du clergé sont dans le collimateur. Ils ne sont pas les seuls. Pas de quartier. Orphelins, pauvres, chapardeurs dans le même panier. Tous coupables.

Les enfants sont vus par le personnel comme des  petits vauriens, indomptables, absolument rebelles, voués fatalement à la prison ou au bagne, de vraies brutes, avec une tare héréditaire visible sur leurs visages.

Dans l’esprit des hommes de loi, si ces gamins ne sont pas encore délinquants, ils le deviendront un jour ou l’autre…

De la proximité enfants/adultes où prospèrent toutes sortes de crimes aux règlements monstrueux calqués sur la barbarie  , en passant par le sadisme des geôliers, le travail forcé, les oubliettes, les maladies et autres horreurs… que de souffrances insoutenables.

Les monstruosités sont toujours justifiées au nom de la morale et de la sacro-sainte religion…

La punition étant jugée rédemptrice !